Musculation : le corps mérite-t-il toute cette souffrance ?


 

 musculation souffrance

 

 

Un article un peu particulier aujourd’hui puisque je vais un peu bousculer les dogmes sur l’une de mes passions qu’est la musculation. Si je le fais c’est que j’aime ce sport et ce qu’il procure en moi, tant physiquement que mentalement.  Comme on dit qui aime bien châtie bien.

Dans ma quête incessante d’amélioration, je me pose évidemment beaucoup de questions sur la vie et comment j’y évolue personnellement.

Comment mieux se comporter avec soi-même constitue la base avant de penser mieux se comporter avec les autres.

Je vous y explique ma vision de la musculation, pourquoi éviter certains pièges et les moyens de l’utiliser à bon escient.

 

 

Pourquoi je fais de la musculation ?

 

Au fil des années, c’est une question dont la réponse ne parait pas si évidente. Comme la plupart, on débute la musculation parce qu’on veut combler un complexe esthétique. Trop gros, trop mince sont les deux principales raisons. Pour ma part, je me sentais beaucoup trop mince et la musculation m’apparaissait comme le sport adéquat pour prendre du muscle rapidement et dans toutes les parties du corps.

Aujourd’hui, bien des années plus tard, la raison esthétique est passée au second plan. J’ai pris conscience qu’avant toute chose, je fais de la musculation pour aider mon corps à passer les années sans encombre, et donc moi avec !

 

Souffrir est-il obligatoire pour progresser ?

 

Avec cette nouvelle façon d’entrevoir la musculation axée santé vient logiquement la question : dois-je continuer à souffrir autant dans mes séances d’entrainement ?

Car oui, à la fin de mes séances, surtout les jambes, je suis littéralement vidé, les yeux rentrés et cernés. Ce n’est plus des valises que j’ai sous les yeux mais des coffres de toit…Pas sûr que le corps apprécie cet état qui le met en mode danger plus qu’autre chose.

Alors certes vous allez me dire que c’est comme çà qu’il se renforce et donc progresse. Et bien oui et non. Je vous explique pourquoi dans le point qui suit.

 

La technique de surcompensation contient des limites

 

La technique de surcompensation que j’aborde souvent dans le blog est ce qui permet de progresser de manière plus ou moins continue. Mais attention, cette technique a aussi ses limites : celle du corps !

Quand le corps souffre, ce sont les tissus musculaires qui sont abîmés mais pas seulement. Les organes travaillent également d’arrache-pied pour revenir à un état optimal. Le coeur, les poumons, les reins sont dans le rouge. Une diète un peu trop riche et c’est aussi tout le système digestif qui souffre. Nous y reviendrons.

 

Vous avez dit no pain no gain ?

 

Vous vous demander surement : mais alors comment continuer à progresser sans souffrir ? Les adeptes du “No pain no gain” doivent faire des bonds. Cette théorie ne jure que par la douleur pour progresser. Et elle marche. Mais à quel prix !

Alors progresser dans la douleur est-il une fatalité ? De toutes ces questions, une m’a définitivement convaincu qu’il fallait que je change : était-ce normal de faire de la musculation pour améliorer ma santé, quand sa souffrance semblait détruire ma santé ?

 

L’entrainement n’est pas la seule souffrance

 

La souffrance en musculation ne concerne pas seulement les exercices d’entrainement. La souffrance à l’entrainement n’est que la face visible de l’iceberg. Il y a aussi tous les à côté. La nutrition est aussi une forme de souffrance pour le corps.

 

Sain de consommer 6 repas par jour ?

Pensez-vous que manger 6 repas par jour est sain et naturel pour le corps ? Quand prend-il le temps de se reposer ? Avec ce rythme, le système digestif ne se repose jamais. Il faut compter 2 heures à 2 heures 30 pour digérer un repas. Faites le calcul vous-même. Le corps passe son temps à digérer. A ce rythme bien loin du rythme humain, je ne pense pas que nos organes digestifs en sortent indemnes au fil des années…

 

Un corps avec des kilomètres au compteur

Pour citer un exemple, pensez-vous qu’une voiture qui comptabilise 250000 km soit au même état qu’une autre voiture qui n’en compte que 50000 ? Les pièces de la première seront plus usées, le moteur fatigué, beaucoup plus encrassé à force d’effort.

Les compléments alimentaires sont également un fléau. Est-on obligé de manger tous ces produits pour arriver à atteindre nos objectifs ? N’est-ce pas plutôt un caprice de l’Homme moderne pour arriver plus vite à son résultat ? Vous avez 2 heures… 😉

 

Manger trop ou pas assez est une souffrance

 

Le corps est une machine qui s’adapte. Si on ne lui donne qu’un repas par jour, il fera avec pour s’en sortir. Il optimisera la moindre calorie pour l’utiliser de la meilleure des façons. La moindre protéine pour aller là où il faut. La rareté fait la valeur n’est-ce pas ?

Je ne dis pas qu’il ne faut consommer qu’un repas par jour, c’est juste un exemple extrême pour vous expliquer le principe. D’ailleurs, faire un gros effort et ne pas manger en conséquence est également une forme de souffrance pour l’organisme.

Si à l’inverse on lui inflige 6 repas dans la journée, le corps va également s’adapter. Mais il va prendre l’habitude d’évoluer avec toute cette richesse de nutriments. Et il sera dans la difficulté si par malheur il n’a pas sa ration quotidienne. Et puis arrivera un moment ou pour progresser il faudra encore monter d’un cran.

 

Moins souffrir grâce à l’assimilation nutritive

 

La transition est toute faite pour vous parler de l’assimilation. L’assimilation des aliments c’est la capacité du corps humain à puiser les nutriments dont il a besoin. Un organisme encrassé par tout ce qu’il consomme a une capacité d’assimilation faible.

Inversement, un corps en bonne santé, car respecté, aura une capacité d’assimilation élevée. Le premier aura besoin de plus de quantité nutritive pour arriver au même niveau que le second. C’est un point qu’il est très important de comprendre.

Ainsi, plus un corps est encrassé par tous les repas qu’il doit ingurgiter, plus sa capacité d’assimilation baissera, et plus il aura besoin de plus de repas pour arriver à satisfaire ses besoins nutritifs. C’est un cercle vicieux.

 

Faut-il tout accepter quand on ne recherche que l’esthétique ?

 

Quand les dogmes font la loi

Un pratiquant ne recherchant que l’aspect physique est en général peu regardant sur ce qu’il s’inflige. Il va accepter tous les dogmes de la musculation sans sourciller un instant. Son but étant de prendre du muscle et d’être une masse, peu importe comment il y arrive. C’est ce profil de personnes que je vise également dans cet article.

 

L’esthétisme, un pacte avec le diable ?

Ne rechercher que la partie esthétique revient en quelque sorte à signer un pacte avec le diable : “donne-moi ta santé et je te donnerai le corps que tu souhaites”.

Sauf que les promesses du diable ne tiennent sur rien d’autre que la fourberie. A quoi sert d’avoir un très beau corps tout en muscle si on ne peut plus l’utiliser comme on le voudrait, car la santé nous fait défaut ?

 

Ne pas confondre souffrance et intensité

Progresser ne nécessite pas obligatoirement de passer par la case souffrance. Il ne faut pas confondre souffrance et intensité.

Une séance peut être intense sans que cela n’affecte votre organisme en profondeur. Et la progression est là. Il faut en réalité trouver le juste milieu. Et s’arrêter dès qu’on en ressent l’envie intense de le faire. Car dans cet état-là, soyez sur que c’est le corps qui vous parle.

 

Pourquoi garder le plaisir de s’entrainer ?

Quand le corps n’en peut plus, c’est qu’en général le plaisir n’est plus. Notre corps ne triche pas. Si vous ne ressentez plus de plaisir dans votre séance, c’est qu’il est dans le dur. Il ne fera pas semblant. C’est à ce moment-là qu’il faut l’écouter et prendre la décision (pas simple il est vrai) d’abréger la séance.

 

Esclave du programme d’entrainement

Le problème étant que nous sommes esclaves de nos programmes d’entrainement. “J’ai décidé de faire tels exercices et s’ils ne sont pas fait, alors ma séance est foutue”.

Raisonner comme ça est le meilleur moyen d’entrer en souffrance. Je m’y inclus car ce n’est que très récemment que j’ai pu prendre du recul avec cette habitude de pensée.

 

La musculation n’est pas un but en soi

En réalité il faut transcender tous ces dogmes. La musculation n’est pas un but en soi, elle n’est qu’un moyen de parvenir à un état de santé honorable. Il faut prendre son objectif au sens large et ne pas se cantonner à la partie musculation. Une question est à se poser :

Que faut-il pour être en bonne santé le plus longtemps possible ?

 

10 points pour faire du sport sans se mettre en danger

 

Et bien si je prends de la hauteur et arrive à me sortir des dogmes de la musculation, je dirais que pour être en bonne santé le plus longtemps possible et ainsi protéger le corps des souffrances qu’on lui inflige, il faut selon moi :

 

·       Pratiquer un sport au moins deux fois par semaine. Ce sport doit agir sur l’ensemble des muscles du corps et travailler le cardio. Selon moi, la musculation est idéale pour cela.

·       Eviter de tomber dans l’extrémisme sportif. Une pensée pour mes amis runners qui comprennent très bien ce phénomène.

·       Arrêter sa séance d’entrainement quand le plaisir disparaît et que les douleurs apparaissent.

·       Opter pour une alimentation non transformée (fruits, légumes, viandes, poissons etc) et la plus saine possible.

·       Limiter les repas à 3 ou 4 par jour.

·       Ajuster votre repas selon l’intensité de vos entraînements. Manger trop pour une séance en faible intensité est une souffrance pour l’organisme. Manger peu pour une séance de forte intensité en est également une.

·       Se reposer tout simplement. Le réconfort après l’effort est important pour que le corps puisse se recharger.

·       Dormir bien et suffisamment. Les bienfaits du sommeil sont indénombrables !

·       Travailler la souplesse, les étirements, la respiration. Par exemple, entraîner son diaphragme est excellent pour optimiser sa consommation d’oxygène et donc de mieux tenir l’entrainement.

·       Faire un travail sur l’esprit. Etre positif, empathique, dans l’entraide, honnête avec soi et les autres permet de se ressourcer en énergies positives. La jalousie, la colère, la haine, l’égoïsme sont négatives et donc très énergivores. Ces sentiments puisent l’énergie vitale et épuise l’organisme à petit feu.

 

 

En prenant conscience de la souffrance affligée à notre corps, nous commençons enfin à le respecter. Nous commençons à comprendre que notre corps n’est pas qu’un outil qu’on peut utiliser sans limite. Nous comprenons que notre corps est le véhicule qui transporte notre esprit. Finalement nous comprenons que notre corps c’est nous. Et le respecter c’est se respecter. Si nous ne le protégeons pas, qui le fera à notre place ?

Nous sommes le garant de son bon fonctionnement et il est le garant de notre liberté.

Prenez simplement conscience que pratiquer la musculation sans souffrance, en ne recherchant que la santé et le bien-être est bénéfique pour tout votre organisme. Pour cela nul besoin d’abandonner l’intensité de vos séances. Vous devez seulement transcender les dogmes qui vous limitent et être à l’écoute de votre corps.

Si vous optez pour la santé, c’est aussi l’alimentation qu’il faut changer afin qu’elle respecte les besoins réels de votre organisme ; c’est également le sommeil, qui le soulage le temps d’une nuit ; et c’est aussi le développement personnel qui vous permet de vous améliorer de jour en jour.

Ces 3 aspects de la vie, qui sont sources de grandes souffrances sur le corps au quotidien sont les leviers à activer pour retrouver une santé forte et pérenne.

Et vous savez quoi ? Votre corps continuera à se muscler et à progresser ! Finalement, on atteint l’esthétisme tout en ayant atteint la santé. Alors, bonne nouvelle non ? 😉

Coachez-vous bien !

 

Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager avec vos amis via les réseaux sociaux. Pour rester connecter, abonnez-vous à la newsletter coach-ton-body et recevez en cadeau mon e-book “Obtenez un corps beau et en forme grâce à la musculation ! 

Photo de JL

 

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  • 11
    Partages

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *