Pratiquer la musculation sans manger de viande ?!


 

 

La musculation sans viande

 

Aujourd’hui j’ai souhaité vous parler d’un sujet qui étonne lorsque j’en parle dans mon entourage, et encore plus à la salle de sport : j’ai nommé le végétarisme ! Un pratiquant de musculation, qui ne mange pas de viande ou presque, est-ce possible ?

Une fois n’est pas coutume, cet article va tenter d’y répondre non pas à base de preuves scientifiques mais uniquement sur mon expérience personnelle. J’écrirais d’ailleurs prochainement un autre article qui traitera ce thème sous un angle beaucoup plus “médical”.

 

En attendant, pour celui-ci, je vous rassure, je ne vais pas rentrer dans le détail des définitions, car tout à fait entre nous, il existe plusieurs sortes de végétarismes.

Pour rire un peu de ces termes, il y a le lacto-ovo-végétarien : un végétarien consommant du lait, ou des œufs; le lacto-végétarien : un végétarien consommant du lait mais pas d’oeufs; le semivégétarien : un végétarien qui a exclu la viande mais pas le poisson ou les fruits de mer.

Lacto-ovo-végétarisme…! Non mais…Qui décide des noms à donner aux habitudes alimentaires ? Car pour le coup, il n’a pas été très inspiré. Sommes-nous d’ailleurs obligés d’étiqueter les gens de la sorte ? Mettre  les personnes dans des boites, on aime assez à le faire je trouve. Et personnellement c’est tout ce que je n’aime pas. Ce qui explique certainement pourquoi, de manière générale, je suis un véritable “touche à tout”.

 

Bref, recentrons-nous sur le sujet de cet article. Je vous y parlerez donc simplement de mon expérience alimentaire, et de sa longue évolution : de la malbouffe gavante et obsédante à l’alimentation saine et responsable.

 

Le roi de la malbouffe !

 

Mon alimentation a beaucoup évolué ces dernières années. Pour remettre un peu les choses dans leur contexte, sachez que j’ai été , pendant de longues années, un grand mangeur de viande. Le genre de type qui devient irritable s’il n’a pas son entrecôte le midi et son escalope le soir ! Puis est venu ma longue période de malbouffe où je consommais, plusieurs fois par semaine, des kebabs, des pizzas, des menus Mac-Do, Quick etc. Le tout arrosé de sodas, de desserts glacés et j’en passe.

Souvent, je ne me contentais pas d’un seul burger. J’en prenais en général 2 ou 3. J’ai même été jusqu’à a en engloutir 5 de suite !

Quand nous mangions en famille ou entre amis, vous pouviez être sûr qu’il ne restait plus rien dans les assiettes à la fin du repas. Non seulement je finissais ma part, mais en plus, je terminais celle des autres. Ne riez pas !

Vous mesurez certainement mieux d’où est-ce que je partais. De très loin, c’est certain.

 

La prise de conscience : les raisons

 

  • Le déclic lié à la santé

Vous vous demandez certainement pourquoi j’ai opéré un virage à 180° degré sur l’autoroute de la bouffe ?

Et bien, j’ai pris peu à peu conscience que mon corps me lançait des appels incessants, que je n’entendais pas jusqu’à lors. J’étais jeune me disais-je, il est normal de beaucoup manger. Et bien non, j’ai pris conscience que peu importe l’âge, le corps pouvait flancher n’importe quand.

J’ai commencé à ressentir des douleurs récurrentes à l’estomac, je me sentais souvent très fatigué, je faisais des insomnies, j’avais des démangeaisons, des douleurs au dos, mon humeur était changeante.  Bref tout un panel de petits inconforts que j’ai pris comme des signaux avertisseurs.

A cette époque, il faut savoir que personne n’en parlait. Le bio était inexistant ou presque et la relation entre nourriture et maladie n’était pas aussi appuyée qu’aujourd’hui. C’est à partir de cette période, qu’au fond de moi, j’ai vraiment souhaité assainir mon alimentation.

 

  • Accepter cette nouvelle idée sur la viande

Dans ma tête, la graine du changement était donc plantée. Il a fallu au moins 2 ou 3 ans pour qu’elle arrive à terme et surtout que ces fruits se manifestent concrètement dans ma vie.

2-3 peuvent paraitre long dit comme cela mais c’est tout simplement parque que j’ai pris mon temps et laissé faire les choses. J’étais déjà pratiquant de musculation, il a donc fallu tout d’abord me faire à cette nouvelle perception sur la viande et surtout accepter. Ensuite, je savais dans mon for intérieur que j’avais bien pris la route pour une alimentation plus saine. Plus rien ne pouvait m’arrêter. J’y allais à mon rythme, sans me mettre la pression.

En fait, je voulais faire le voyage aller en m’assurant qu’il n’y ait jamais de retour. Le voyage a donc été naturel et a parfaitement respecté mon bio-rythme.

 

  • La vidéo qui tue

Un jour, je suis tombé sur une vidéo Youtube qui montrait au grand jour les conséquences d’une alimentation à base de viande. C’est ce jour où j’ai réellement pris conscience des conditions de vies animales.

Attention, sujets sensibles abstenez-vous de lire cette phrase : les poulets en batteries étaient entassés dans leur cage, certains avec la patte ou l’aile cassée, d’autres se battaient à mort. D’ailleurs la technique courante est de leur couper le bec à la pince, pour éviter qu’ils ne se fassent mal. Et sans anesthésie s’il vous plait. Je ne vous parle pas des poussins broyés vivants.

Et les gros animaux ne sont pas en restes. Les vaches épuisées à fournir des litres de lait chaque jour sont tuées pour être mangé, une fois qu’elles n’en peuvent plus. Depuis, d’autres vidéos ont vu le jour jusqu’à faire scandale. Et c’est une bonne chose.

 

Dans cette même vidéo était également décrit le cheminement de la viande dans le corps humain. Saviez-vous que le corps digère mal la viande ? Ses dents et son système digestif sont plus appropriés pour assimiler les aliments végétaux, et beaucoup moins la viande.

Voilà pourquoi une partie de la viande reste coincée dans les multiples recoins des intestins, ceux-ci, s’ils sont usés, n’arriveront pas à la déloger. Cette viande va finir par entrer en putréfaction et à terme générer des maladies plus ou moins graves. Ce sont de véritables cadavres qui pourrissent à l’intérieur des corps.

J’espère en tout cas que vous ne mangiez pas en lisant cet article. J’ai dû vous couper l’appétit !

Coupé l’appétit, c’est ce que j’ai ressenti en regardant cette vidéo. Voir cela en image m’a mis une véritable claque. Et plus je me renseignais sur le sujet, plus je découvrais que ces pratiques étaient couramment pratiquées.

Le déclic s’est fait en moi : je ne voulais plus manger de viande ou tout autre produit animal ayant occasionné de la souffrance !

 

Les étapes du sevrage

 

Ne souhaitant pas brusquer mon organisme et lui laisser le temps de se mettre à jour, notamment au niveau des bactéries servant à la digestion, j’ai voulu changer progressivement. J’ai commencé par diminuer ma fréquentation des fast-foods. Je n’y allais plus qu’une fois par mois. Sortir de cette addiction des fast-foods a été compliqué mais j’y suis arrivé.

Ensuite, j’ai diminué ma consommation de viande. J’ai commencé par la viande la moins qualitative : les steaks surgelés. J’en étais un grand consommateur car facile à cuisiner. Puis, j’ai supprimé peu à peu toute consommation de viande animale. Au bout de 3 mois j’étais sevré.

Autre chantier majeur : les produits laitiers. J’écrirais prochainement un article sur le sujet, il y a tellement à dire. J’ai donc arrêté ce type de produit. Vous n’allez pas me croire, mais ce fut pour moi beaucoup plus difficile d’arrêter le lait que la viande. On le retrouve tellement dans énormément de produits industriels que se séparer du lait c’est se séparer de beaucoup d’aliments que j’avais l’habitude de manger : les yaourts, les fromages, les gâteaux etc.

Enfin, j’ai revu ma consommation d’oeufs et de poissons. Je me suis mis à ne consommer que des oeufs frais, élevés en plein air et bio. Coté poisson, j’ai également épuré ma consommation. Fini les poissons en boites, surgelés ou reconstitués. J’ai peu à peu remplacé ces faux poissons par du poisson de meilleure qualité et plus éthique. Le mot est lâché. Pour la première fois de ma vie, en changeant complètement ma façon de consommer des produits animaux, j’ai mangé “éthique”.

 

Mon alimentation d’aujourd’hui et la musculation

 

  • Mes habitudes alimentaires

Aujourd’hui vous vous demandez certainement où j’en suis dans mon alimentation animale ? Surtout que je pratique en parallèle la musculation. Ai-je pris un billet retour ? Suis-je revenu de ce long voyage ?

Et bien non. J’y suis encore et ne suis pas près de rentrer ! Ma prise de conscience a eu lieu en 2010.  Que de chemin parcouru depuis. Aujourd’hui je connais mieux mon corps et ses besoins. Je l’écoute. C’est lui qui me souffle ma liste de course. Elle est composée entre autres de beaucoup de légumes, de fruits, de légumineuses qui viennent m’apporter ma base de protéine, ainsi que les oeufs, certains poissons. Le lait a été remplacé par les laits végétaux que j’ai appris à aimer. On peut d’ailleurs s’en servir en remplacement du lait dans les crêpes ou autres.

Concernant la viande, j’en consomme très peu. Disons 1 ou 2 fois par mois. Je fais en sorte que cette viande soit la plus saine possible, non traitée, en circuit court et avec respect de l’animal. Comme il est difficile de réunir toutes ces conditions, il est donc rare que j’en consomme.

 

  • Les compléments alimentaires

En tant que pratiquant de musculation, nous avons naturellement besoin de plus de protéine. C’est important pour la reconstruction des muscles et leur progression. Si je n’ai pas ma ration quotidienne de protéine dans l’alimentation classique, il m’arrive de compenser avec des compléments protéiné. Soucieux de la qualité de ce que j’ingère, j’ai opté pour de la poudre de pois sans aucun autre rajout et certifié bio. Elle contient 80% de protéine. Je consomme également de la poudre de chanvre.

 

  • Les effets sur mon corps

Au niveau des symptômes, je n’ai plus de douleurs à l’estomac, ni au dos, et cela depuis des années. Mes idées sont beaucoup plus claires, mon sommeil est de qualité, mon humeur est agréable. Je ne peux pas vous assurer que c’est dû à 100% à ma nouvelle alimentation, mais avouez que c’est troublant. Car en temps normal, c’est l’inverse. Plus on prend de l’âge et plus le corps va mal. N’est-ce pas ?

Les pratiquants de musculation se posent certainement la question : et au niveau musculaire, comment ça se passe ?

Et bien merci de me demander des nouvelles ! Ca va très bien de ce côté ! Je suis plus en forme que jamais. Mes séances sont certes fatigantes, comme pour tous, mais je sens que ma récupération se fait au mieux.

Si au début des changements alimentaires, j’ai perdu un peu de masse musculaire, aujourd’hui j’ai récupéré totalement. Sachez que cette perte de masse est normale, le temps que le corps s’adapte. Aujourd’hui, je peux prendre du muscle au même rythme que les autres. Il suffit juste de bien utiliser les techniques essentielles en musculation, que je décris d’ailleurs dans mon e-book. Vous pouvez le télécharger gratuitement en bas de cet article.

 

 

Pour conclure, sachez que cela me tenait à coeur de vous parler de cette expérience de vie. Je sais que stopper ou diminuer sa consommation de produits animaux peut faire peur à première vue. On pense que l’on va perdre son énergie, ses muscles, voir même sa santé.

Ces peurs sont ancrées en nous depuis l’enfance. De l’homme préhistorique tenant sa proie à l’épaule aux pubs télévisuelles en passant par la culture gastronomique, tout est fait pour que nous considérions la viande comme vitale. Or, c’est faux. Et aujourd’hui les preuves affluent. Que l’on soit non sportif, sportif amateur ou sportif professionnel, il est tout à fait possible de supprimer la viande de ses habitudes alimentaires sans se mettre en danger. 

Alors peu importe le nom que l’on veut donner à son régime alimentaire, l’important est qu’il corresponde à votre état d’esprit du moment et que vous l’assumiez. N’hésitez pas à le faire évoluer quand l’envie s’en fera ressentir. Ne vous donner aucune limite. Chacun mène son expérience à son rythme et chacun est libre de ce qu’il veut manger.

Avant de vous quitter, je vous mets ci-dessous quelques athlètes de musculation qui partagent tous un même point commun : ils sont végans ! Notez que cela ne les a pas empêchés de construire du muscle !

 

image

 

Coachez-vous bien !

 

Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager avec vos amis ou proches. Vous pouvez également laisser un commentaire pour me donner votre avis ou autre. Si vous souhaitez que j’aborde un sujet en particulier, dites-le-moi également dans les commentaires.

 

Photo de Christine Sponchia

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  • 3
    Partages

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *